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Béchir Sfar PDF Imprimer E-mail
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Écrit par Mohamed   
Lundi, 10 Septembre 2007 23:56

Maitre Bechir Sfar

Né en 1863 à Tunis et décédé en mars 1917, est un militant, administrateur et réformiste tunisien.

Débute sa carrière politique de militant réformiste et nationaliste avec la fondation le 2 août 1888, du journal "El Hadhira". 

il est le fondateur du Mouvement des Jeunes Tunisiens , qui devient quelques annes plus tard le parti du destour.
il est connu de par sa resistance contre loccupation francaise et la lutte pour lindependance , il a ecrit beaucoup des livres :
- Miftâh al-Târîkh [La clé de l'histoire] publié en 1927 cest un ouvrage, écrit en arabe et publié pendant la pé­ riode coloniale , il a enseigné l'histoire au sein de la Khaldouniyya. Il reformule pour la Tunisie les idéaux et références culturelles qui ont construit en Europe l'idée nationale. En refondant la conception d'une nation tunisienne qui remonte à plusieurs siècles, il marque l'entrée de la Tunisie dans "l'ère historiographique" et attestent de l'adoption de l'histoire comme discipline "nationale" avant l'indépendance politique.

Jeunesse et formation

Originaire de Mahdia, il fait partie de la première promotion du collège Sadiki. Envoyé à Paris, au sein d'un groupe d'étudiants, il poursuit des études à l'école Saint-Louis destinée à former des ingénieurs. Toutefois, il interrompt ses études en 1881, lorsque commence le protectorat en Tunisie. Regagnant Tunis, il entre dans l'administration en juin 1881. C'est là qu'il peut, au fil du temps, acquérir de l'expérience et contribuer à l'institution d'organismes administratifs ou culturels. Il est en effet le fondateur de l'association Khaldounia. Par ailleurs, il est nommé responsable du service de comptabilité au sein du premier ministère en 1882, poste qu'il occupe jusqu'en 1891.

Engagement réformiste

Sfar participe par ses multiples articles au journal La Capitale qui est dirigé par un membre de l'association Khaldounia : Ali Bouchoucha. Dans ses multiples articles, il appelle ses compatriotes émerveillés par la France « de se garder de tomber dans un excès de nature à les mener au reniement de la culture arabo-musulmane et à la dépersonnalisation ». C'est la raison pour laquelle il estime, en tant que réformiste, que le renouveau national tunisien ne peut se réaliser que par la réforme de l'enseignement, c'est-à-dire en inculquant aux élèves, à côté de la culture islamique, les sciences exactes, les sciences économiques, l' histoire, la géographie et les langues vivantes.

Confrontation avec les colons

Dans son discours devant le résident général en 1906, à l'occasion de l'inauguration de l'asile des vieillards, il déclare « qu'il faut couper le mal à la racine en généralisant l'enseignement et en encourageant le commerce national et la production artisanale afin de promouvoir la main d'œuvre locale (concurrencée à l'époque par la main d'œuvre italienne et bulgare). Par ailleurs, il est temps que cessent les multiples aliénations des terres nationales afin d'encourager l’agriculture par l'octroi de crédits aux petits et moyens propriétaires ». Ce discours suscite le mécontentement des colons français qui y répondent avec virulence dans de multiples articles à travers leur journal Le colon français ou encore La Tunisie française où un certain Henri Tridon va même jusqu'à traiter les arabes de « bicots avec lesquels la sévérité constitue la meilleure garantie de sûreté pour les colons ». En revanche, en France, le groupe des Français libres, appuie Sfar dans le journal Le Temps et note qu'il est nécessaire de prendre en compte les revendications des Jeunes Tunisiens qui sont imbus des principes de la Révolution française. Ce discours incite un mois plus tard, le 26 avril 1906, au soulèvement populaire des tribus des Frachiches, dans la région de Kasserine et de Thala, contre l'occupation des terres par les colons français.

Héritage

Cet éminent homme de culture est, comme l'écrit Fadhel Ben Achour, quelqu'un « qui s'érigeait avec force contre la situation déplorable dans laquelle était le pays à l'époque, était imbu dès sa tendre enfance des principes réformistes de Kheireddine et qui était d'un grand élan révolutionnaire, d'autant plus qu'il fut empêché de continuer les études qu'il avait entamées en France ». Il marque une période de l'histoire du mouvement national qui commence avec le mouvement des Jeunes Tunisiens auquel il emboîte le pas en posant un jalon supplémentaire dans la voie du militantisme national. Il milite jusqu'à sa mort des suites d'une opération chirurgicale.

Commentaires (2)

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Confusion
Il y a une confusion entre Béchir Sfar et Béchir Attia.
A H , février 08, 2009
@ A H
oui la confusion existe mais seulement au niveau de la photo attribué a bechir sfar qui est celle de bechir attia

merci pour la remarque!!
pyrate , février 09, 2009

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busy
Mis à jour ( Lundi, 09 Février 2009 16:48 )
 

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